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RDC : « Nous prendre en charge pour faciliter le Chef de l’État à pacifier notre pays en proie à la guerre et l’insécurité est un devoir patriotique et républicain. » Honorable Grâce Neema Paininye

RDC : « Nous prendre en charge pour faciliter le Chef de l’État à pacifier notre pays en proie à la guerre et l’insécurité est un devoir patriotique et républicain. » Honorable Grâce Neema Paininye

Après avoir participé à la journée dite de GENOCOST à Kisangani vendredi 2 août 2024, l’honorable Grâce Neema Paininye, Questeure Adjointe de l’Assemblée Nationale a déclaré au cours d’une interview accordée à un média local, « Plus jamais ça chez nous ! La barbarie Rwando-ougandaise ne sera plus tolérée. » C’est de ce ton ferme qu’elle a commencé son entretien ce samedi 03 août 2024 à Kisangani.

 » Nous prendre en charge en vue de faciliter au Président de la République, Chef de l’Etat à pacifier notre pays en proie à la guerre et à l’insécurité est un devoir patriotique et républicain. ( Hon. Grâce NEEMA PAININYE, à l’occasion de la commémoration de l’an 2 du GENOCOST)

Au cours de cet entretien, la représentante de la grande Orientale au bureau de l’Assemblée nationale, est revenue sur les atrocités infligées à la population par les armées Rwandaise et ougandaise dans la ville de Kisangani, d’une part, mais aussi de la situation générale depuis 1996 dans la région Est du pays.

« ‘La population congolaise doit s’approprier le slogan « Plus jamais. » Cela veut dire ne plus tolérer, ne plus accepter que les armées étrangères viennent se battent chez nous, ou encore des étrangers viennent nous manipuler. Ou encore, un congolais qui pourrait nous manipuler pour des intérêts partisans contraire au vivre ensemble et à l’intérêt général. » Telle est la déclaration de la Questeure Adjointe de l’Assemblée Nationale.

Sur la question de la leçon retenue après plusieurs années de guerre imposée par les forces étrangères et les tiers sujets non congolais, l’élue d’Ango déclare que « nous devons nous prendre en charge. » Et de poursuivre : « Nous avons beaucoup appris, il faut maintenant que nous puissions nous prendre en charge, pour aussi faciliter au chef de l’État, son Excellence Félix Tshisekedi Tshilombo, de bien faire son travail. » « À mes frères et sœurs de la grande Orientale, je dirais que nous devons nous réunir autour du chef de l’État et que nous soyons préparés pour barrer la route à toute éventualité d’une agression qui pourrait venir de ne porte où, que nous soyons préparés moralement, mentalement et physiquement pour que l’ennemi ne nous prenne pas par surprise et surtout ne cédons par à la peur ou à l´intimidation« , exhorte l’honorable Grâce Neema Paininye.

Sur la question de la présence de plusieurs femmes parmi les victimes, la ressortissante du Bas-Uele n’a pas caché son désarroi et manifeste son soutien aux femmes victimes des atrocités. « Je leur dirai courage, qu’elles ont un rôle à jouer, il faut se revaloriser, bien qu´elles aient passé ce moment difficile. Elles sont encore utiles, elles peuvent faire plus, mieux que les auteurs de ces actes ignobles contre elles. Il faut relever que ce sont des esprits faibles qui recourent à la violence et aux armes pour attaquer les autres. » Et d’ajouter : « Sortez de ces idées qui maintiennent dans la captivité. Vous devez triompher sur l’ennemi, car le pays a besoin de vous. »

En définitive, la Questeure Adjointe de l’Assemblée Nationale, l’honorable Grâce Neema Paininye déclare que « prochainement, nous aurons des cadres de discussion et peut-être chercherons comment les assister autrement. »

Pour rappel, ces trente dernières années, la République démocratique du Congo a subi un génocide silencieux, avec plus de 10 millions de morts, faisant l’une des crises les plus meurtrières depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces atrocités ont laissé des cicatrices profondes comme dans la ville de Kisangani, ancien chef-lieu de l’ancienne province orientale où, deux armées régulièrement dont rwandaise et ougandaise se sont battues causant environ 1.000 morts et au moins 3 000 blessés dont la majorité dans la population civile dans la ville de Kisangani, selon le groupe Justice et Libération, une association des droits de l’homme basée à Kisangani.

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