Tourné du président de la République dans l’espace grand Kasaï : Félix Tshisekedi accuse les opposants et certains prêtres de sorcellerie à Mbuji-Mayi
Lors de son discours prononcé à Mbuji-Mayi, le président congolais Félix Tshisekedi a vivement critiqué ses opposants, les qualifiant de « sorciers » et d’ennemis du pays.« Pendant que nous parlons ici, sur le terrain des opérations, le match est à notre avantage. Les opposants ne disent rien quand les FARDC avancent. Ce sont eux les ennemis, les sorciers du pays. Les autres ennemis et sorciers du Congo sont en soutane. Je mettrai fin à leur sorcellerie ». à t-il, selon lui, leur silence témoigne de leur complicité avec les véritables ennemis de la nation.
Tshisekedi a également élargi ses accusations à certains membres de l’église, les désignant comme des « sorciers en soutane ». Cette déclaration a suscité des réactions mitigées, certains y voyant une tentative de détourner l’attention des problèmes internes du pays, tandis que d’autres estiment qu’elle reflète une réalité plus sombre de la politique congolaise. Le président a promis de mettre fin à ce qu’il appelle la « sorcellerie » qui gangrène le pays.
Le discours de Tshisekedi intervient à un moment où la RDC fait face à de nombreux défis, notamment des conflits armés dans l’est du pays et une crise économique persistante. Les tensions entre le gouvernement et l’opposition se sont intensifiées, et les accusations de sorcellerie pourraient exacerber les divisions au sein de la société congolaise.
En qualifiant ses adversaires de sorciers, Félix Tshisekedi semble vouloir galvaniser ses partisans tout en stigmatisant ceux qui critiquent son régime. Cette rhétorique, bien que percutante, soulève des questions sur l’avenir du dialogue politique en RDC, la cohésion nationale et sur la capacité du pays à surmonter ses défis sans sombrer davantage dans la polarisation.
Felicien Dingsishi
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