Guerre dans l’est de la RDC : un analyste en sécurité appelle Kinshasa a activé et compte sur l’option militaire
Pour Pacifique Muhemeri, la voie diplomatique a touché à sa fin ce dimanche 15 décembre quand le Président Rwandais a refusé de rencontrer son homologue congolais Félix Tshisekedi.
Comme je l’avais dit en date du 15 mai 2024, toutes les preuves ont prouvé que le Rwanda soutient fermement les M23 et Paul Kagame ne reculera jamais, il voulait seulement gagner du temps pour arranger ses troupes. Les FARDC qui sont à Lubero, Walikale, Nyiragongo, Goma et Rutshuru doivent se tenir prêts pour intervenir car le Rwanda prépare quelque chose. Ils veulent pousser le gouvernement congolais aux négociations avec le M23. Demain sera dure », a expliqué Pacifique
Les présidents congolais et rwandais devraient se rencontrer ce dimanche 15 décembre à Luanda. Mais qu’il s’agisse de la neutralisation des FDLR, de la demande de dialogue direct entre Kinshasa et le M23 ou du retrait des troupes rwandaises de l’est de la RDC, les obstacles à une sortie de crise sont restés nombreux.
Intensification des afrontements sur différents fronts au Nord-Kivu ce dimanche 15 décembre quelques minutes après l’annulation de la rencontre entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi.
Des violents combats ont repris un jour après une accalmie d’un jour dans le Territoire de Lubero entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.
Selon des sources locales, ce dimanche, de nouveaux affrontements ont éclaté dans le village de Kaseghe, quelques heures après l’annonce de Kigali de son absence à ce rendez-vous de paix.
Déjà, ce samedi 14 décembre, les rebelles du M23 ont reçu des renforts en hommes, armes et munitions. Plusieurs véhicules militaires ont été filmés par les civils en direction des lignes de front.
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