Assemblée nationale : l’agression Rwandaise au centre de discussion entre l’Assemblée nationale et Karim Khan, procureur de la CPI
En séjour de travail en République démocratique du Congo, depuis quelques jours, Karim Khan, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), a rendu visite au bureau de l’Assemblée nationale, au palais du peuple ce mercredi 26 février à Kinshasa.
A l’absence du speaker de la chambre basse du Parlement congolais vital Kamerhe, c’est le 2è vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, accompagné de deux questeurs, qui a reçu, ce hôtes de marque.
Au sortir de cette audience, le 2è vice-président de l’Assemblée nationale a circonscrit la visite de travail en ces termes : « nous nous sommes entretenus sur la situation sécuritaire dans l’Est de notre pays, spécialement de l’agression rwandaise ».
En fait, Karim Khan est passé au Palais du peuple pour un message invitant le Parlement congolais à voter une loi qui permettrait à la CPI de collaborer avec la justice congolaise pour sanctionner les crimes qui se commettent en RDC.
« ‘ À l’absence du Président de l’Assemblée nationale, nous avons, avec mes collègues, reçu les procureurs de la CPI. Nous nous sommes entretenus sur la situation de sécurité, notamment sur l’agression rwandaise. Non, il est passé au Parlement pour donner un message. Le message, c’est que la CPI compte, parce que le Parlement congolais met une loi en place qui leur permettra de collaborer avec la justice congolaise pour sanctionner les différents crimes qui se commettent dans notre pays. Le message que nous lançons à notre population, c’est que, en ce moment difficile, la République démocratique du Congo n’est pas seule. Nous avons, à travers le monde, des institutions et des pays sur lesquels nous pouvons compter. La preuve est que le procureur est là »‘, déclare le deuxième président de l’Assemblée nationale.
« ‘ À la suite de l’agression rwandaise contre notre pays, la CPI a bien compris l’importance de cette plainte et est venue s’enquérir auprès des autorités congolaises. Donc, le dossier est en cours. Nous allons nous mobiliser pour apporter des preuves. Nous allons également mettre une loi en place pour sanctionner les crimes qui se commettent à l’intérieur du pays et ceux qui se commettent le long de nos frontières« ‘, conclut l’honorable Christophe Mboso N’Kodia Pwanga.
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