Affaire Mutamba devant la Cour de cassation de la RDC : le ministre de la justice et garde des Sceaux annonce sa démission au président de la République
Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a annoncé sa démission au président République, Félix-Antoine Tshisekedi. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le ministre et le corps judiciaire, ainsi que de procédures judiciaires engagées contre lui pour un prétendu détournement de 19 millions de dollars destiné à la construction de la prison centrale à Kisangani.
Au cœur de ce dossier : des fonds publics alloués à un projet de construction d’une prison à Kisangani. La société adjudicataire, Zion Construction, semble introuvable. Sur place, aucun chantier, aucune présence visible. Le décor est planté pour un scandale de détournement. Mais la rapidité du traitement de ce dossier et la médiatisation intense qui l’accompagne, interrogent certains observateurs sur la neutralité de la démarche.
Depuis sa nomination, Constant Mutamba a entrepris des réformes audacieuses visant à assainir le système judiciaire congolais. Il a notamment lancé des poursuites contre des greffiers accusés de détournement de fonds publics, estimés à plus de 19 millions de dollars en 2023. Ces initiatives ont suscité des réactions mitigées au sein de la magistrature, certains accusant le ministre d’ingérence et de propos déplacés à leur égard.
Rappelons qu’ en novembre 2024, lors de l’ouverture des États généraux de la justice, Constant Mutamba avait déclaré : « Sans le soutien inlassable du chef de l’État, j’aurais déjà démissionné ». Cette déclaration reflétait déjà les tensions existantes au sein du gouvernement et du système judiciaire.
Récemment, l’Assemblée nationale a autorisé l’ouverture de poursuites judiciaires contre lui. Sur 363 députés votant, 322 ont voté pour, 29 ont voté contre et 12 ont voté abstention. La plénière a autorisé les poursuites judiciaires contre le ministre d’État Constant Mutamba. Suite à des accusations de détournement de fonds. En réponse, le ministre a récusé le procureur général, dénonçant un règlement de comptes politique.
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