Relance de la patrouille financière : l’IGF lance l’encadrement de 40 entreprises publiques dès ce lundi
L’Inspection générale des finances (IGF) en collaboration avec l’Association des Établissements Publics et Entreprises du Portefeuille (ANEP) a organisé, vendredi, à Kinshasa, une séance de travail avec les mandataires des entreprises publiques concernées par la relance du contrôle à priori autrement dit patrouille financière.
Cett séance de travail avait pour objectif de fixer aux mandataires des entreprises publiques, les modalités pratiques pour ladite surveillanc
» Nous avons défini les modalités pratiques de déroulement de la mission de l’Inspection générale des finances pendant cette période d’encadrement. Nous avons discuté avec les inspecteurs, les responsables financiers, les directeurs administratifs et les directeurs généraux des entreprises placées sous encadrement afin de déterminer comment travailler ensemble de manière efficace. Nous avons examiné en détail toutes les dépenses soumises à l’encadrement, en identifiant les éléments exigés et les dépenses à valider. Notre objectif est de garantir que le travail de l’Inspection générale des finances ne constitue pas un obstacle au fonctionnement des entreprises et établissements publics. Nous visons également de traiter les dossiers soumis à la validation des inspecteurs des finances avec la plus grande célérité, dans un délai maximum de 48h suivant la réception des dossiers par notre équipe « , a expliqué Jules Alingete.
de sa part son , le secrétaire exécutif de l’ANEP, Patrick Ngulu, a salué la reprise de la patrouille financière qui vise à protéger le patrimoine de l’État et assurer l’accroissement des recettes des entreprises du Portefeuille. Il a également suggéré que l’IGF veille sur la qualité des dépenses.
La décision du chef de l’État de relancer la mission de contrôle de l’IGF dans les entreprises me rappelle que, dans le passé, j’avais souligné que cette mission avait l’avantage d’améliorer les trésoreries des entreprises et de mettre en place les règles prudentielles de gestion, qui aujourd’hui sont une application des entreprises pour booster leur croissance. Bien qu’il y ait eu quelques soucis, raison pour laquelle le chef de l’État a décidé de remettre en place la mission de contrôle dans les entreprises, pour atteindre un double objectif : premièrement, protéger le patrimoine de l’État pendant cette période difficile que traverse la RDC, et aussi assurer la croissance du portefeuille de l’État. Par le passé, nous avions demandé à l’IGF de se limiter essentiellement à la légalité des dépenses, et nous suggérons que cette fois, elle aille jusqu’à la qualité de la dépense, qui fait souvent défaut dans certains établissements et entreprises publiques. »a martelé le secrétaire exécutif de l’ANEP Patrick Ngulu.
Rappelons que l’Inspecteur Général-Chef de service de l’IGF, cette mesure constitue une étape cruciale dans la lutte contre la corruption, compte tenu des cas avérés de mauvaise gestion des finances publiques en RDC.
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