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RDC-MONUSCO : Le gouvernement exige l’expulsion du porte-parole de la MONUSCO (Lutundula)

RDC-MONUSCO : Le gouvernement exige l’expulsion du porte-parole de la MONUSCO (Lutundula)

Dans une correspondance adressée à la mission onusienne en République Démocratique Congo, qui porte la signature de Christophe Lutundula, VPM d’affaires étrangères, « ‘le gouvernement de la République Démocratique du Congo, considère que la présence de (Mathias Gillmann) sur le territoire national n’est pas de nature à favoriser un climat de confiance mutuelle et de sérénité si indispensable entre les institutions congolaises et la MONUSCO »‘.

Il poursuit cependant; »‘Kinshasa appréciera beaucoup que des dispositions soient prises pour que Monsieur Mathias Gillmann quitte le territoire Congolais dans le plus bref délai (et souhaite) que la MONUSCO accorde à la présente (correspondance) toute attention qu’elle requiert ainsi que le bénéfice de l’urgence »‘, précise le vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères.

De quoi reproche lui t-on?

Le gouvernement accuse le porte-parole de la MONUSCO d’avoir fait « ‘des declarations indelicates et inopportunes »‘.

Mattias Gillman a affirmé, dans une conférence de presse mercredi 13 juillet et dans une interview accordée à la Radio France Internationale (RFI), que les M23 se comportent comme une armée conventionnelle que comme un groupe armé, disposent d’armes plus sophistiquées que ce qu’ils avaient il y a quelques mois, bien plus que ce que disposent les autres groupes armés en général et même plus que la MONUSCO et les FARDC.

« Nous, MONUSCO, nous sommes équipés pour lutter contre les groupes armés et des milices, pas d’armées conventionnelles qui ont des équipements » sophistiqués avait-il indiqué.

« C’est un aveu d’impuissance pour la MONUSCO que le porte-parole d’une mission qui est censée assurer la protection de la population, fasse l’apologie ou vante l’arsenal militaire, non pas d’un groupe armé ordinaire qu’il n’arrive pas à qualifier, mais plutôt d’un pays qui opère au grand jour dans un autre pays », a déploré, lors de son intervention dans le cadre des festivités célébrant le 19ème anniversaire de TOP CONGO FM, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement Congolais.

Cependant, la population et la société civile demande toujours le départ des soldats de la paix dans toute l’étendue du territoire national congolais.

La rédaction.

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