RDC – Guinée équatoriale : Floribert Anzuluni en première ligne pour attirer les investisseurs d’Afrique centrale
À la veille de l’ouverture du Conseil des ministres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), prévu ce vendredi 16 janvier à Malabo, la République démocratique du Congo et la Guinée équatoriale ont affiché leur volonté de renforcer leurs relations économiques.
En marge de cette réunion ministérielle, le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a tenu un dîner de travail avec Benjamin Evita, vice-président de la Chambre de commerce de la CEEAC. Les échanges ont porté sur le climat d’affaires et les perspectives d’investissement direct en RDC, alors que plusieurs opérateurs équato-guinéens manifestent, ces derniers mois, un intérêt croissant pour le marché congolais.
Selon les informations communiquées à l’issue de la rencontre, les discussions ont particulièrement ciblé les secteurs stratégiques jugés porteurs pour les deux économies, notamment les mines, les hydrocarbures, la logistique, le transport maritime et l’agriculture. Ces domaines constituent autant de leviers potentiels d’intégration régionale, à un moment où la CEEAC cherche à dynamiser le commerce intrarégional et la circulation des capitaux.
Le ministre Floribert Anzuluni a salué l’engouement observé auprès des investisseurs équato-guinéens et a réaffirmé la volonté du gouvernement congolais d’intensifier les partenariats économiques avec Malabo. Pour Kinshasa, l’enjeu consiste non seulement à attirer de nouveaux capitaux, mais aussi à consolider des chaînes de valeur régionales susceptibles de réduire la dépendance aux marchés extra-africains.
De son côté, la Chambre de commerce de la CEEAC voit dans la RDC un marché stratégique au cœur d’un espace continental en transformation, porté par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et les besoins en infrastructures.
Cette séquence diplomatique et économique s’inscrit dans un contexte où les États d’Afrique centrale cherchent à accélérer la mise en œuvre de politiques régionales intégrées, après plusieurs années de faible dynamisme commercial au sein de la CEEAC. Les conclusions du Conseil des ministres, qui se tiendra à Malabo, devraient apporter de nouvelles orientations sur ce sujet.
Chadrack Katshunga Wakwa
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