POLITIQUE : Quand parler devient risqué : Nathanaël Onokomba enlevé à Kinshasa
Parler, s’exprimer, critiquer : des droits pourtant garantis par la Constitution congolaise. Mais l’affaire Nathanaël Onokomba relance le débat sur la réalité de ces libertés, dans un contexte où les voix indépendantes paraissent de plus en plus exposées.

Le mouvement Le Congo Qui Inspire a annoncé, ce lundi 5 janvier 2026, l’enlèvement de son président, Nathanaël Onokomba. Selon un communiqué officiel, l’incident serait survenu à l’issue d’une conférence tenue à la Salle Paquebot, à Kinshasa. L’information a rapidement suscité une vive émotion dans l’opinion nationale et internationale.

D’après le mouvement, cet enlèvement est intervenu après une prise de parole publique jugée légitime. Il est présenté comme une atteinte grave à la liberté d’expression et aux principes démocratiques. Rappelons que Nathanaël Onokomba est connu pour ses positions citoyennes et son engagement en faveur d’un Congo libre, juste et inspirant.
Dans son communiqué, Le Congo Qui Inspire condamne avec fermeté ce qu’il qualifie d’acte d’intimidation visant à réduire au silence une voix engagée. Le mouvement estime que cet événement illustre un climat où la parole citoyenne serait tolérée uniquement lorsqu’elle s’aligne sur les positions du pouvoir.

Tout en appelant les citoyens à partager massivement l’information afin que la vérité ne soit pas étouffée, le mouvement réaffirme son engagement pacifique. Il souligne sa détermination à œuvrer pour un Congo respectueux de la dignité humaine et des droits fondamentaux. Notons que les autorités ne se sont pas encore exprimées officiellement sur cette affaire.
Felicien Dingishi
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