Période électorale en RDC : conférence sur le discours de haine organisée par le groupe Next corps
» Discours de haine en période électorale : de quoi parle-t-on ? » est le thème de cette conférence qui a réuni les représentants des médias, quelques acteurs politiques et tant d’autres, ce mardi 18 juillet à Kinshasa, dans la salle boboto.
Organisée par le groupe Next corps ( Actualité.cd, DESK ECO… ) dans le cadre de son projet de lutte contre les discours de haine en période électorale sur les plateformes numériques, la dite conférence a connu deux intervenants : les professeurs Kitumu Mayimona et Matumweni Makwala.
Premier intervenant à prendre la parole, le professeur Kitumu Mayimona expert en communication numérique, a d’abord précisé que s’il n’est pas contrôlé, le discours de haine peut nuire à la paix et au développement; avant de peindre un tableau montrant les données des discours de haine sur les plateformes numériques, récoltées par Actualité.cd. Le professeur Kitumu Mayimona a expliqué à travers ces éléments que 90% de ces discours sont plus politiques, avec un contenu xénophobe, injurieux, tribal, misogyne et autres. Les auteurs de ces discours sont à 80% des simples internautes du sexe masculin, qui le font sur Twitter, Facebook voire Tiktok. Et il a été précisé que ces discours ont un niveau de risque élevé car ils se catégorisent dans l’incitation au meurtre, la stigmatisation, la déshumanisation,etc.
De son côté, le professeur ordinaire Matumweni Makwala a développé le sous-thème » Discours de haine : de la parole aux actes » en explicitant que le discours de haine peut ne pas passer aux actes. Toutefois le potentiel danger est dormant. Dans un contexte propice, il se cristallise en préjugés et stéréotypes selon les opinions, et s’avère une bombe à retardement parce qu’il constitue une source d’informations pour la population qui pourrait s’en servir plus tard et cela porterait préjudice à la société.
Le professeur Matumweni a chuté dans son allocution en donnant quelques pistes pour éradiquer ces discours de haine : la sanction, la meilleure éducation de la population, la résolution des crises socio-économiques et puis le rétablissement de la vérité par les médias.
Dans son objectif de prévenir des conflits liés aux discours de haine en période électorale, Next corps envisage de faire des monitorings sur les discours de haine dans les plateformes numériques et produire des contenus pour lutter contre ces anti-valeurs.
Ram’s MUANDA
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