Mobilisation générale contre l’agression dans l’Est de la RDC : Les FARDC en première ligne, la population en manifestation devant les ambassades occidentaux
Alors que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) intensifient les combats contre les groupes armés à l’Est, un élan de solidarité nationale s’observe dans plusieurs provinces. Les Congolais se mobilisent pour soutenir leurs soldats, exprimant leur ras-le-bol face aux massacres dans l’Est du pays. Des manifestations ont éclaté dans plusieurs communes de Kinshasa, notamment à Limete, Bandalugwa, masina et Mont Ngafula, où des jeunes ont érigé des barricades et brûlé des pneus sous le regard impassible des forces de l’ordre.

Les manifestations, parfois violentes, ont perturbé le quotidien dans la capitale. Des écoles ont été contraintes de renvoyer les élèves par mesure de sécurité. Sur les campus universitaires et certains grands artères de Kinshasa, les étudiants brandissent le drapeau national et des rameaux, scandant des chants patriotiques en soutien aux FARDC « Bas Rwandais nzambe apimela bo mengo ». Ce mouvement est également marqué par une dénonciation unanime des atrocités commises à l’Est du Congo, notamment à Goma, théâtre d’attaques sanglantes.

À Kinshasa, la colère populaire s’est également dirigée contre des symboles étrangers. Le bâtiment abritant l’ambassade du Rwanda a été vandalisé par des manifestants en furie, accusant Kigali de soutenir les groupes armés déstabilisant l’Est de la RDC. Parallèlement, des manifestations ont eu lieu devant l’ambassade de France, reflétant une frustration généralisée contre ce que certains qualifient de silence international face aux drames à l’Est.
De l’autre côté de la frontière, au Rwanda, la tension monte également. À Gisenyi, un supermarché de grande envergure a été incendié en plein centre-ville, entraînant des scènes de pillages parmi la population. Ces violences traduisent l’ampleur des tensions régionales, alors que l’Est de la RDC reste le théâtre d’affrontements meurtriers.
Pendant ce temps, les Congolais, unis dans leur douleur et leur colère, continuent de dénoncer l’inaction internationale et les atrocités commises dans l’Est, exigeant justice et paix.
Felicien Dingsishi
Share this content:



Laisser un commentaire