La liberté d’expression mise en cause : « ‘Tu dois arrêter tes prises de paroles déplacées contre le pouvoir, ton militantisme et également arrêter les démarches avec ton association de victimes…. »‘ Aline ENGBE
La journaliste et coordonnatrice adjointe de l’Union des Journalistes pour les Droits de l’homme en RDC (UJDH), Aline Engbe Geneviève, affirme avoir été enlevé par des hommes porteurs d’armes à feu, le 04 août dernier, à Gombe, au cœur des institutions de la capitale congolaise, Kinshasa.
Selon ses témoignages contenus dans une plainte contre inconnu déposée au commandement de la police criminelle, et dont la teneur a été transmise à uelenews.net, La defenseuse des droits de l’homme et des journalistes, indique que son enlèvement est intervenu, en début de la soirée, alors qu’elle quittait le lieu de son travail.
« ‘Il est 17h40′, lorsque je quitte mon lieu de travail et me dirige vers le Boulevard du 30 juin afin de trouver un taxi pouvant me déposer au Ministère du Plan. C’est à l’arrêt situé au coin de l’avenue batelela où j’attends un taxi que ‘aperçois un véhicule de couleur jaune avec à son bord une dame assise à gauche du chauffeur. Une fois à bord, le conducteur me pose la question sur ma destination. Lui ayant indiqué, il me propose de déposer d’abord une pseudo cliente à l’hôpital Ngaliema ensuite viendra mon tour. Subitement, juste après cette petite conversation, le conducteur verrouille les portières et remonte les glaces « ‘, témoignage-t-elle,
Elle poursuit cependant, peu avant de poursuivre qu’à cet instant, « ‘ j’ai compris directement que je suis mal barrée, au même moment, je ne savais pas qu’il y avait une troisième personne malheureusement armée cachée dans le coffre du véhicule. Celui-ci a tout de suite braqué une arme sur ma tête et m’a obligé de lui remettre mon téléphone. J’ai obtempéré et je le lui ai remis « ‘, explique Aline ENGBE.
Tu dois arrêter tes prises de paroles
Quelques temps après avoir fouillé son téléphone, la journaliste et aussi bien porte-parole de l’association des victimes de la guerre de Six jours à Kisangani a subi des menaces et ses bourreaux lui ont lancé quelques avertissements.
« ‘ Tu dois arrêter tes prises de paroles déplacées contre le pouvoir, ton militantisme et également arrêter les démarches avec ton association de victimes…. « ‘, ont-ils dit, avant de lui montrer les photos et vidéos de l’activité organisée par le mouvement citoyen en commémoration du Génocide Congolais, et une autre photo d’elle, prise le même jour, non loin de son bureau, à Gombe.
À en croire Aline Engbe, ces hommes armés lui ont promis la mort. « ‘ je me suis mise à prier intérieurement car les hommes armés me promettaient la mort et ils m’ordonnaient d’abandonner le combat de la lutte pour le droit de l’homme, aussi ma lutte pour que justice soit faite 22 ans après, en faveur des victimes de la Guerre de Kisangani et de 6jours mais également d’abandonner mon combat politique« ‘.
D’après son compte twitter elle précise que, « ‘Nous poursuivons avec force et détermination la lutte enfin que justice soit rendue aux victimes congolais après 3décennies de massacres,tueries…
Ainsi,je dénonce l’enlèvement et les intimidations dont j’ai été victime par d pers inconnues.Défendre une cause noble n’est pas un crime« ‘. conclut Aline ENGBE.
La rédaction.
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