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La liberté de la presse à Kwango : les journalistes de Kenge décrètent 3 jours sans presse, radio, télé

La liberté de la presse à Kwango : les journalistes de Kenge décrètent 3 jours sans presse, radio, télé

Les journalistes de la province du Kwango, notamment ceux œuvrant à Kenge, le chef-lieu de la province, promettent d’observer une période de trois jours sans radio.

Cette décision a été prise jeudi à l’issue d’une rencontre qui a réuni des représentants de médias présents à Kenge, autours des responsables provinciaux de l’Omec et de l’UNPC, et se présente comme réponse à l’opinion face à l’insécurité dans laquelle les journalistes de Kenge travaillent.

L’idée est partie de différentes interpellations, menaces et autres intimidations des professionnels des médias que les journalistes de Kenge considèrent comme humiliations de la part de certains pouvoirs publics.

Les journalistes de Kenge se sont réunis jeudi pour réfléchir sur la situation et les conditions de travail, et en prévision de la période électorale. Convaincus en effet que les temps qui courent risquent d’être durs pour les professionnels des médias de cette partie du pays, les journalistes ont jugé utile de réfléchir en amont sur les modalités de l’exercice de la liberté de presse.

Sous la modération du journaliste Émile Yimbu, correspondant du médias en ligne CONGOPROFOND.NET, les journalistes se sont autocritiqués sans ambages sur la manière qu’ils exercent leur profession. Et ont exprimé le besoin de s’amandier pour être utiles à la société par le travail qu’ils ont accepté de faire pour le plus grand bien du public.
En revanche, ils ont exprimé leur indignation face au traitement qu’ils subissent de la part de certains pouvoirs publics et certaines personnes ayant une parcelle de pouvoirs au Kwango. Ils ont évoqués notamment des interpellations arbitraires parfois commandées par des politiciens.
Les cas des journalistes Olivier Makambu (Directeur des programmes de la RCRK jeté en prison sur ordre du député Matadiwamba depuis deux mois), Paz Miluta (coordonnateur de kwangopresse.net, déshabillé après une arrestation brutale sur base d’un faux mandat par des éléments de l’ANR), Ruphay Ndamba (chef de station de la RCRK, en fuite puisque, a-t-on appris, recherché par les services de sécurité qui n’ont pas accepté qu’il ait reçu des opposants politiques sur ses antennes), etc. ont été évoqués.

Pour répondre à ces traitements inhumains, ils ont décidé de fermer les antennes pour trois jours. Et promettent de prendre d’autres mesures ciblées comme l’embargo, à l’encontre de responsables qui ont humilié les journalistes.

Prospère KIFWEMBA

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