Doha, un souffle nouveau pour la paix en RDC : un discours fort du vice-président de l’AVRP, Dr P.h Benjamin Kakule
À la suite de la signature historique de la Déclaration de principes entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo/M23, le samedi 19 juillet à Doha, les réactions se multiplient sur la scène politique congolaise. L’un des discours les plus marquants est sans doute celui prononcé par le Dr Benjamin Kakule, vice-président du parti politique Action des Volontaires pour la Relève Patriotique (AVRP), qui s’est exprimé en faveur d’un engagement sans faille pour la paix et le dialogue national.
Prenant la parole au nom de la dignité humaine et de l’avenir du peuple congolais, le Dr Ph. Kakule a salué avec gravité l’accord de Doha, le qualifiant de « tournant historique » dans la quête d’une paix durable à l’Est du pays. Pour lui, il ne s’agit pas d’un simple texte diplomatique, mais d’un engagement profond à changer la trajectoire du Congo, où les armes cèdent enfin la place à la parole.
« La paix n’est pas une faveur, c’est un droit du peuple congolais », a-t-il martelé, rappelant les souffrances incommensurables endurées par des millions de déplacés, de familles brisées et de communautés dévastées. Le contenu de la Déclaration de Doha prévoit notamment un cessez-le-feu permanent, l’arrêt immédiat des violences armées et discours de haine, ainsi que l’ouverture d’un processus de négociation devant conduire à un accord de paix d’ici au 18 août. Des étapes claires ont été fixées, dont l’entrée en vigueur des premières mesures le 29 juillet et le début effectif des pourparlers le 8 août.
Dr P.h. Kakule a insisté sur le rôle que chaque Congolais doit jouer dans cette dynamique : « Le dialogue n’est pas une faiblesse, c’est un acte de courage. » Un appel lancé aussi bien aux responsables politiques qu’à la société civile, aux leaders communautaires qu’à la jeunesse.
Tout en saluant l’accompagnement du Qatar, des États-Unis, de l’Union africaine, de la MONUSCO, du CICR et du HCR, le vice-président de l’AVRP a tenu à rappeler que « le destin de notre Nation ne dépendra jamais exclusivement des médiations extérieures ». Il a appelé à une mobilisation nationale, fondée sur le pardon, la lucidité et la reconstruction collective.
Dans un ton résolument mobilisateur, Dr P.h Kakule a exhorté les Congolais à « porter cette Déclaration de Doha comme une bannière d’espoir ». Il a invité les institutions à appliquer les engagements signés, à faire preuve de vigilance et à exiger des résultats concrets, car, selon ses mots, « la paix ne se décrète pas : elle se construit, jour après jour, mot après mot, main dans la main. »
À moins de six jours de l’application des premières mesures, les regards sont désormais tournés vers Kinshasa et Goma. Les attentes sont grandes, les espoirs sont réels. Et si la voix du Dr Ph. Benjamin Kakule reflète l’état d’esprit d’une nouvelle génération de leaders, alors peut-être, enfin, le Congo pourra réécrire son histoire autrement : par la paix.
Elie Mata Munsaka
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