CAN 2025 : le CSAC dispose une surveillance renforcée pour encadrer la diffusion en RDC
À l’approche de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac) annonce un durcissement du contrôle de la diffusion des matchs sur le territoire congolais. Réunis ce lundi 15 décembre 2025 à l’hôtel Béatrice, à l’occasion d’un colloque consacré à la lutte contre le piratage audiovisuel, les acteurs du secteur ont été appelés à une responsabilité accrue.
Selon le président du Csac, Christian Bosembe, seuls deux médias disposent actuellement des autorisations légales délivrées par le producteur officiel de la CAN. Une situation préoccupante, alors que de nombreuses chaînes s’apprêtent à couvrir l’événement sans avoir sécurisé les droits requis.
Les discussions ont mis en lumière les risques juridiques majeurs auxquels s’exposent les contrevenants. Pour Maître Charles Mushizi, expert en droit des médias, la diffusion non autorisée de contenus protégés constitue une infraction caractérisée, passible de sanctions prévues par la législation congolaise.
Tout en se voulant pédagogique, le Csac affiche une tolérance zéro face aux pratiques illégales. Son vice-président, Brunot Mbolison, a souligné que l’institution privilégie la médiation, mais n’hésitera pas à sévir pour garantir la protection des détenteurs légaux des droits, notamment la RTNC et Canal+.
Dans cette optique, le Renatelsat, par la voix de son directeur général Jean-Pierre Boondo, a annoncé le renforcement du système national de monitoring, qui sera opérationnel durant toute la CAN afin d’identifier rapidement toute diffusion frauduleuse.
À travers cette mobilisation, les autorités de régulation entendent préserver l’équité dans le paysage audiovisuel congolais et rappeler que la diffusion des grandes compétitions sportives obéit à des règles strictes.
Chadrack Katshunga W.
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