Font judiciaire international contre l’agression Rwandaise dans l’Est de la RDC : « Nous devons fournir le maximum de preuves à la CPI »‘, Samuel Mbemba
Au cours d’un point de presse tenu à Kinshasa au palais de justice, Samuel Mbemba, Vice-Ministre de la Justice a appelé les journalistes, la population qui vive dans les zones occupées par les Groupes Rebelle M23/AFC, soutenu par l’armée Rwandaise a fourni des preuves à Cour pénale internationale (CPI) ,par le biais d’un lien officiel de cette juridiction international.
En effet, le vice-ministre de la Justice et des Droits humains, Samuel Mbemba, a réitéré l’appel du gouvernement congolais aux victimes, témoins et organisations de la société civile pour transmettre des preuves sur les crimes commis en RDC. Cet appel intervient alors que la Cour pénale internationale (CPI) attend des éléments concrets pour renforcer les poursuites contre les auteurs des exactions.
« Il vous souviendra qu’en octobre et au début de cette année, le procureur de la CPI a indiqué qu’il attend des preuves en provenance de la RDC », a déclaré le vice-ministre, insistant sur l’importance des témoignages des populations affectées, notamment à Goma et Bukavu. Un lien sécurisé a été mis en place pour faciliter la transmission des informations.
Le ministre a rassuré les victimes sur l’engagement du gouvernement à poursuivre les criminels. « Le gouvernement travaille d’arrache-pied pour que les auteurs de ces exactions soient poursuivis et condamnés », a-t-il affirmé, soulignant les efforts du ministère de la Justice et de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).
Samuel Mbemba a appelé les journalistes et la société civile à jouer un rôle clé dans la collecte et la transmission des preuves. « Développez le mécanisme des peuples sous occupation », a-t-il exhorté, insistant sur la nécessité d’un effort concerté pour documenter les atrocités.
Il a rappelé que plusieurs rapports, y compris ceux des Nations unies, ont déjà établi la réalité des crimes commis en RDC. Toutefois, pour assurer des condamnations, la CPI exige des preuves tangibles. « Nous devons fournir le maximum de preuves », a-t-il martelé.
À cet effet, le vice-ministre de la Justice, en collaboration avec la task force justice pénale internationale et la CNDH, mène un travail de collecte de témoignages. Les victimes et les témoins sont invités à contacter ces structures pour apporter leur contribution au dossier judiciaire.
Cet engagement s’inscrit dans le cadre du « front judiciaire international » dirigé par le président de la République. L’objectif est clair : que tous ceux qui violent les droits humains en RDC, massacrent, pillent et violent soient traduits en justice et sanctionnés.
Rappelons que le bureau du procureur de la CPI, dans un communiqué publié le 5 février, a réaffirmé sa volonté d’enquêter sur les crimes commis au Nord-Kivu depuis le 1er janvier 2022. Le procureur Karim A.A. Khan KC a appelé toutes les parties concernées à partager les informations pertinentes via le lien OTPLink : https://otplink.icc-cpi.int/.
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