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Proposition des héros nationaux en RDC : Le Monseigneur Emmanuel Kataliko proposé pour être élevé au rang de héros national, « Berger bâtisseur »

Proposition des héros nationaux en RDC : Le Monseigneur Emmanuel Kataliko proposé pour être élevé au rang de héros national, « Berger bâtisseur »

Monseigneur Emmanuel Kataliko, ancien archevêque de Bukavu, figure parmi les cinq personnalités proposées pour être élevées au rang de héros nationaux en République démocratique du Congo. Cette proposition figure dans une résolution adoptée par l’Assemblée nationale, ce vendredi 6 novembre 2026.

‎Né le 1er janvier 1932 à Lukole, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, Monseigneur Kataliko a marqué l’histoire de l’Église catholique et de la République démocratique du Congo, par son engagement en faveur de la paix, de la justice sociale et de la défense des droits de l’homme.

‎Surnommé le « Berger bâtisseur », il s’est également illustré par sa contribution au développement de Butembo-Beni, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la construction de l’Université Catholique du Graben. En tant qu’archevêque de Bukavu, il s’est opposé aux violences et aux injustices dans l’Est du pays, défendant avec courage la dignité de la population.

‎Voici ses paroles les plus dures contre l’agression Rwandaise Par le groupe RDC GOMA :
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‎1. Sa phrase la plus célèbre – Noël 1999, à Bukavu :
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‎ « Des puissances étrangères, avec la collaboration de certains de nos frères congolais, organisent des guerres pour le contrôle des ressources de notre pays. Ces ressources, qui devraient servir à notre développement, à l’éducation de nos enfants, à soigner nos maladies, ne servent qu’à nous tuer. »
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‎2. Sur la nature de la guerre : « Cette guerre civile injuste avait été importée. »
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‎3. Sur le pillage :
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‎ »Notre pays et notre peuple sont devenus objet d’exploitation. Tout ce qui a de la valeur est pillé et emmené à l’étranger ou simplement détruit. »
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‎4. Son dernier message, à Rome en octobre 2000, avant sa mort :
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‎ « Nous devons parler, car le peuple souffre. Nous devons parler aux chefs d’État, il faut parler aux dirigeants. Nous devons adresser à l’Afrique un message de réconciliation et de paix. »
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‎C’est à cause de ces paroles que le RCD-Goma, soutenu par Kigali, l’a accusé de « propager la haine » et l’a chassé de Bukavu en février 2000. Il a été relégué 7 mois à Butembo, sans pouvoir rentrer dans son diocèse.
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Décédé le 4 octobre 2000 à Rome, à l’âge de 68 ans, Monseigneur Emmanuel Kataliko laisse derrière lui un héritage spirituel, social et patriotique important.

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