Chargement en cours
×

Nicolas Kazadi remet la guerre dans l’Est au cœur du débat :  » L’urgence sécuritaire, l’exigence du dialogue »

Nicolas Kazadi remet la guerre dans l’Est au cœur du débat :  » L’urgence sécuritaire, l’exigence du dialogue »

Au lendemain de la marche de l’opposition du 15 septembre, Nicolas Kazadi appelle à clarifier le diagnostic sur la situation congolaise. Pour l’ancien ministre des Finances, la RDC connaît des problèmes structurels de politique intérieure et de gouvernance, auxquels le dialogue doit apporter des réponses. Mais la crise majeure que traverse le pays est d’abord sécuritaire : elle tient à l’agression et à la guerre dans l’Est.

Revenant sur la mobilisation de l’opposition, qu’il juge limitée, Nicolas Kazadi estime qu’elle ne confirme pas le diagnostic d’une profonde crise politique intérieure. Son propos porte ainsi sur la nature des difficultés nationales et sur les réponses qu’elles appellent.

Les défaillances de gouvernance occupent une place explicite dans son analyse. Elles justifient, selon lui, un dialogue consacré aux problèmes de fond du pays. Il considère également que les rébellions successives, de l’AFDL au M23, en passant par le RCD et le MLC, ont aggravé ces difficultés sans leur apporter de solutions durables.

Cette distinction donne son sens à sa position : le dialogue doit permettre de traiter les problèmes structurels de la vie politique et de la gouvernance, tandis que la sortie de la crise sécuritaire exige la cessation effective de l’agression.

Pour Nicolas Kazadi, la guerre dans l’Est, impliquant selon ses termes un État voisin et des relais locaux, doit demeurer au premier rang des préoccupations nationales. La sécurité des populations, l’intégrité territoriale et la restauration de l’autorité de l’État constituent les enjeux décisifs.

C’est dans cette perspective qu’il insiste sur l’application des Accords de Washington, signés le 4 décembre 2025 entre la RDC et le Rwanda, qui réaffirment les engagements de paix et s’accompagnent d’un cadre d’intégration économique régionale.

L’ancien ministre demande une mise en œuvre « intégrale, sincère et de bonne foi » de ces engagements. Leur portée doit désormais se mesurer aux résultats obtenus sur le terrain : cessation des hostilités, sécurisation des territoires, retour des déplacés, rétablissement de l’autorité de l’État et amélioration durable de la situation humanitaire.

À ces objectifs s’ajoute la reconstruction progressive d’une confiance entre les deux pays. Une confiance qui, dans cette lecture, ne peut se consolider que par des actes vérifiables et par le respect effectif des engagements pris.

La position de Nicolas Kazadi s’inscrit dans un débat national marqué notamment par la question constitutionnelle. Les divergences entre majorité et opposition et l’exercice des libertés démocratiques conservent toute leur place. Il appelle cependant les acteurs politiques à maintenir l’urgence sécuritaire au centre de leurs priorités.

Son raisonnement articule ainsi deux exigences : répondre, par le dialogue et les réformes, aux difficultés structurelles du pays ; obtenir, par l’application des engagements de paix, la fin de l’agression et de la guerre.

Pour Nicolas Kazadi, la responsabilité de la classe politique consiste à faire avancer ces deux impératifs. Le dialogue doit produire des réponses aux problèmes de gouvernance. La diplomatie doit produire une paix effective pour les populations de l’Est.

Share this content:

Vous avez peut-être manqué