Kinshasa : Un nouveau braquage à Limete, la population en colère face à l’insécurité grandissante
Encore un braquage à main armée à Kinshasa Cette fois, c’est la commune de Limete qui a été secouée par un nouvel acte de violence, tout près du Kin Marché. Alors que les Kinois s’apprêtaient à suivre le match de nos Léopards ce jeudi 13 novembre dans la soirée, des bandits armés ont choisi ce moment pour frapper sans pitié. Une scène digne d’un film d’action, mais bien réelle pour les habitants impuissants.
Selon les témoins, cinq malfrats armés, accompagnés de motards, ont débarqué sur l’avenue Ixoras, vers Kin Marché. Leur cible : un cambiste du quartier, connu sous le surnom de Pierrot. Sans pitié, les bandits l’ont brutalement agressé avant de lui tirer dessus à bout portant, le blessant grièvement. Sous les cris et la panique des passants, les malfrats ont réussi à emporter une grosse somme d’argent, plusieurs téléphones et d’autres biens. Après leur forfait, ils ont pris la fuite à vive allure, laissant la victime au sol et la population sous le choc.
« On ne vit plus en sécurité ici. Chaque semaine, on entend parler d’un braquage quelque part à Limete » témoigne Jonathan, encore bouleversé.Une insécurité qui devient insupportable, ce n’est pas la première fois que de tels incidents secouent Kinshasa. Depuis plusieurs mois, les bandits armés multiplient leurs opérations dans presque toutes les communes : N’sele,/ Kinkole, Bandalungwa, Kasa-Vubu, et maintenant Limete.

Beaucoup de Kinois dénoncent le silence des autorités et l’inefficacité de la police, souvent absente ou arrivée trop tard. Les habitants se sentent abandonnés, livrés à eux-mêmes face à des criminels de plus en plus audacieux. «On veut juste vivre tranquilles, aller travailler, rentrer chez nous sans craindre une balle perdue » lance un autre témoin, visiblement révolté.
Ce nouveau braquage à Limete n’est pas un simple fait divers. Il représente le symbole d’un ras-le-bol général. Les Kinois en ont marre de voir la violence s’installer dans leurs quartiers, pendant que les autorités multiplient les promesses sans résultat concret.
La population appelle le gouvernement provincial et national à agir vite, à renforcer la sécurité de proximité, et surtout à mettre fin à cette impunité qui encourage les malfaiteurs.Car si rien n’est fait, Kinshasa risque de devenir une ville où la peur remplace la vie.
Chadrack Katshunga
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