Kinshasa–Kenge : Tracasseries militaires à répétition, Elie Mata alerte les autorités
Sur la route nationale reliant Kinshasa à Kenge, le quotidien des passagers vire au cauchemar. Ce qui devrait être un simple trajet interprovincial devient une véritable course d’obstacles, jalonnée de multiples barrières érigées par des éléments en uniforme. À chaque poste, un même scénario : contrôle, intimidation et exigence d’argent.
Les voyageurs déplorent une forme de « péage sauvage », parfois toutes les quelques dizaines de kilomètres. Transporteurs, commerçants, malades et étudiants sont contraints de verser des sommes qui varient entre 1 000 et 5 000 FC à chaque arrêt. Un fardeau économique et moral qui gangrène la libre circulation des personnes et des biens.
Face à cette situation, Elie Mata, journaliste et activiste, tire la sonnette d’alarme : « Ce n’est plus un problème isolé. C’est une taxe informelle, une injustice permanente imposée aux citoyens. Le silence ou l’inaction des autorités entretient ce désordre. »
Il appelle à une réaction ferme des autorités militaires, policières et administratives afin de restaurer la discipline, éliminer ces pratiques et sécuriser le tronçon. « La route n’est pas un guichet bancaire informel. Elle doit redevenir un lien de développement et non un corridor de tracasseries », conclut-il.
La Rédaction
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