Face au spectre de l’insécurité dans le Haut-Uélé: Le Député national Joseph Bangakya lance un cri d’alarme
La province du Haut-Uélé, jadis havre de relative paix dans l’est tumultueux de la République Démocratique du Congo, traverse aujourd’hui l’une des zones de turbulences les plus critiques de son histoire. Entre l’infiltration progressive de la nébuleuse terroriste des Forces démocratiques alliées –ADF- et l’explosion d’un banditisme urbain d’une rare violence, la région est prise en étau. Face à ce tableau sécuritaire sombre qui menace de déstabiliser durablement le tissu socio-économique local, une voix forte s’élève de la représentation nationale: celle du député Joseph Bangakya.
Élu du territoire de Rungu, ce dernier a décidé de hausser le ton pour exiger une action vigoureuse, coordonnée et immédiate du gouvernement central. Porté par une connaissance fine des dynamiques régionales, le parlementaire qui refuse de voir sa province sombrer dans le chaos multiplie les initiatives pour éveiller les consciences à Kinshasa, au moment où s’ouvre la session parlementaire du mois de septembre généralement consacrée à l’examen et adoption du budget.
Un homme d’État au service de sa province
Pour comprendre la justesse et la portée du plaidoyer de Joseph Bangakya, il faut se pencher sur son parcours. L’homme n’est pas un novice des affaires publiques ni des questions stratégiques de la région. Son autorité morale et politique s’appuie sur une solide expérience d’ancien vice-gouverneur de l’ex-Province Orientale.
Cette fonction clé lui a permis, des années durant, de piloter des dossiers complexes d’administration du territoire, de gestion des crises transfrontalières et de cohabitation communautaire. Aujourd’hui, du haut de son siège de député national, il conjugue sa maîtrise du terrain avec les leviers législatifs que lui offre son mandat au Palais du Peuple. Cette double casquette d’ancien gestionnaire de l’ex-Province Orientale et d’élu national fait de lui un interlocuteur crédible, dont les alertes ne relèvent pas de l’agitation politique, mais d’une analyse froide et patriotique de la situation.
Un contexte sécuritaire alarmant
La province du Haut-Uélé fait face à une détérioration multisectorielle de sa sécurité, caractérisée par une double menace qui pèse lourdement sur le quotidien de la population.
L’expansion des rebelles ADF
Historiquement cantonnés au Nord-Kivu et en Ituri, les terroristes des Forces démocratiques alliées –ADF- ont dangereusement étendu leur rayon d’action. Ils progressent désormais vers le Haut-Uélé, ciblant particulièrement les territoires de Watsa et de Wamba. Cette incursion djihadiste, marquée par des exactions contre les civils, a jeté des milliers de familles sur les routes, provoquant des déplacements massifs de populations en fuite, privées de tout.
La montée du banditisme urbain
Parallèlement à la menace asymétrique des ADF, l’insécurité a pris un visage urbain et crapuleux. Le chef-lieu, Isiro, ainsi que les agglomérations minières environnantes (notamment la cité stratégique de Durba), subissent une vague d’attaques armées nocturnes d’une grande violence. Le symbole de ce climat de terreur a été franchi récemment avec l’agression à son domicile du président provincial du Conseil de la jeunesse, blessé par balle. Cette attaque démontre que plus personne n’est à l’abri, pas même les leaders d’opinion locaux.
Le plan de Bangakya
Face à ce péril, Joseph Bangakya ne se contente pas de dénoncer. Il propose une feuille de route claire au gouvernement central, articulée autour de trois axes stratégiques: L’activation des partenariats stratégiques internationaux: Estimant que la réponse doit être à la mesure de la menace terroriste, le député plaide pour une implication militaire opérationnelle accrue. Il demande formellement au pouvoir central de matérialiser et de rendre effectif l’accord de coopération sécuritaire signé avec la Turquie, afin d’apporter un appui technologique et tactique décisif aux FARDC pour la neutralisation définitive des groupes armés.
Le renforcement des services de sécurité locaux: Pour endiguer la criminalité urbaine à Isiro et Durba, l’élu exige l’octroi de moyens logistiques conséquents (véhicules, équipements de communication, carburant) aux forces de l’ordre. Ce soutien est indispensable pour mener des opérations de bouclage efficaces. Preuve de la complexité du phénomène, de récents coups de filet policiers à Isiro ont mené à l’arrestation de plusieurs criminels opérant en tenue militaire.
La cohésion et l’union sacrée des élus locaux: Joseph Bangakya sait que la bataille est aussi financière. Au moment où s’ouvre la session budgétaire à l’Assemblée nationale, il lance un appel vibrant à l’union sacrée de tous les députés nationaux et sénateurs de la province. Pour lui, la survie du Haut-Uélé dépend de la capacité de ses représentants à faire bloc pour inscrire le désenclavement routier et la sécurisation de la province au sommet des priorités budgétaires de l’État.
À travers ce plaidoyer rigoureux, Joseph Bangakya rappelle à Kinshasa que la paix dans le Haut-Uélé n’est pas négociable. Si la province venait à basculer, c’est tout le Nord-Est de la République Démocratique du Congo qui verrait ses fondations économiques et sécuritaires s’effondrer. Le gouvernement est prévenu; l’action doit être immédiate.
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