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Politique en RDC: « Toucher à l’Église, c’est toucher au peuple. Toucher à la Constitution, c’est déclarer la guerre à la République. Le peuple congolais n’est pas dupe », Katumbi

Politique en RDC: « Toucher à l’Église, c’est toucher au peuple. Toucher à la Constitution, c’est déclarer la guerre à la République. Le peuple congolais n’est pas dupe », Katumbi

La guerre des mots s’intensifie. Alors que les cadres de l’Union Sacrée multiplient les attaques contre la CENCO depuis sa déclaration “La Nation est en péril”, Moïse Katumbi monte au créneau. Dans un entretien à S.B.T., le président d’Ensemble pour la République défend bec et ongles l’Église catholique et met en garde contre toute révision constitutionnelle.

Campagne de diabolisation inadmissible

Pour Katumbi, s’en prendre aux évêques est une ligne rouge. “Il est absolument inadmissible d’assister à ce déferlement de critiques, à cette méchanceté organisée et à cette campagne de diabolisation contre l’Église catholique. Cette Église est notre repère moral, notre boussole dans la tempête, la conscience de la Nation”, tranche-t-il.

Répondant aux accusations du pouvoir qui prête à la CENCO le jeu de l’opposition “voire de l’ennemi”, il dénonce une méthode devenue systématique : “Dès que vous osez exprimer un avis contraire, vous êtes immédiatement taxé de complicité avec l’agresseur, traité d’antipatriote. C’est lâche et dangereux”.

Le leader de l’opposition rappelle à l’Union Sacrée son propre passé : “Cette même Église que le pouvoir vilipende aujourd’hui est celle qui s’est tenue debout pour arracher l’alternance pacifique. Une alternance dont profitent aujourd’hui ceux-là mêmes qui l’insultent. Quelle ingratitude ! Quelle amnésie politique”.

La Constitution n’est pas un brouillon

Sur le fond du débat, Katumbi est sans ambiguïté. Alors que le camp présidentiel plaide pour que “le peuple s’exprime”, il crie à la manipulation : “Nous ne laisserons pas une poignée d’individus prendre en otage tout un peuple pour tripatouiller la Constitution. Cette Constitution n’est pas un brouillon. Elle est le fruit du sang, des larmes et du consensus. Elle a sauvé ce pays du chaos”.

Pour lui, l’argument du “frein au développement” ne tient pas. “Voir avec quelle légèreté ce régime veut dynamiter notre dernier symbole de stabilité, uniquement pour s’accrocher indéfiniment au pouvoir malgré un bilan catastrophique, est une trahison. C’est inacceptable, intolérable, et nous y ferons barrage”.

Avec cette sortie, Moïse Katumbi se positionne en premier rempart contre toute tentative de changement constitutionnel et scelle une alliance de fait avec la CENCO. Le bras de fer entre pouvoir et Église entre dans une nouvelle phase.

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