Justice : le gouvernement annonce un durcissement de la lutte anticorruption
Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé le renforcement des actions de lutte contre la corruption en République démocratique du Congo, lors d’un briefing de presse tenu jeudi à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). Cette rencontre médiatique était consacrée au bilan des avancées enregistrées en 2025 dans le secteur de la justice ainsi qu’aux perspectives à court et moyen termes.

Selon le Garde des sceaux, cette nouvelle phase de la lutte anticorruption s’accompagnera de plusieurs réformes structurelles, notamment le lancement des travaux de construction et de réhabilitation des établissements pénitentiaires, ainsi que le renforcement de la coopération judiciaire internationale. Il a souligné que la diplomatie judiciaire demeure un levier stratégique pour la défense des intérêts de l’État, rappelant que le ministère de la Justice joue également le rôle de conseiller juridique du Gouvernement.
Le ministre d’État a par ailleurs révélé que son ministère avait réceptionné près de 800 dossiers de demandes de libération conditionnelle, tous soumis à un examen rigoureux. Cette opération visait, selon lui, à assainir un processus longtemps entaché d’irrégularités, notamment des tentatives de libération frauduleuse de personnes qui n’étaient même pas détenues.
À l’issue de ce contrôle, 270 détenus ont effectivement bénéficié de libérations conditionnelles accordées dans le strict respect des dispositions légales, a précisé Guillaume Ngefa.

Sur le plan du fonctionnement de la chaîne pénale, le ministre a indiqué que son département avait contribué à la formation de 100 officiers de police judiciaire, désormais nommés et déployés sur le terrain. Cette mesure vise à restaurer la crédibilité, la légalité et la fiabilité des actes et documents produits par l’administration judiciaire congolaise.
Dans la même dynamique, un système rigoureux de traitement des documents officiels a été mis en place, notamment pour les certificats de nationalité, les reconnaissances de personnalité juridique et les légalisations d’actes. À ce jour, 235 certificats de nationalité ainsi qu’une dizaine d’arrêtés ministériels ont été signés, renforçant ainsi l’authenticité et la légitimité des documents délivrés par l’État.
Caleb Makedika
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