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ESU: La Haute École de Commerce/Kinshasa (ex-ISC) au bord de l’implosion !

ESU: La Haute École de Commerce/Kinshasa (ex-ISC) au bord de l’implosion !

Ça brûle comme du feu de volcan à l’ex-ISC/Gombe devenu la Haute École de Commerce de Kinshasa. Et pour cause, le blocage volontaire créé par le Comité de gestion actuel.

En effet, c’est depuis plusieurs mois que les choses ne marchent pratiquement plus au sein de cette institution du pays qui a formé et continue de former des gestionnaires. Les griefs gravissimes que l’on reproche à l’actuel Comité de gestion ont carrément fait rétrograder l’ex-ISC/Gombe plusieurs années en arrière par rapport aux avancées significatives qu’il avait connues grâce aux Comités de gestion précédents. Les antivaleurs jadis ratiboisées ont refait surface. On peut citer le monnayage des points, la hausse injustifiée des différents frais connexes liés au laboratoires et pratiques.
En principe, seuls les étudiants en informatique sont appelés à payer 30 dollars américains comme frais de laboratoire. Le Comité de gestion a malheureusement étendu lesdits frais aux étudiants de toutes les filières. Ce qui est encore choquant, c’est le fait que la lettre de recommandation pour le stage des finalistes est vendue aux étudiants à 5 dollars américains. Sans cet argent, le Directeur Général n’appose nullement sa signature.

Parlant de la délibération, elle est simplement bâclée. Le clientélisme à refait surface dans cet établissement d’enseignement supérieur. Nul n’ignore qu’avec le système LMD, il faut un minimum de 45 crédits pour que l’étudiant passe de promotion. Il n’en est malheureusement pas le cas à la HEC de Kinshasa. Ici, les étudiants passent même avec moins de 25 crédits. Le système d’anonymat dans la correction des examens mis en place par les Comités de gestions antérieurs afin de lutter contre la magouille et la corruption a carrément été supprimé, permettant ainsi aux mauvaises pratiques tant décriées à l’époque de refaire surface. Ne dit-on pas que les hommes passent et les institutions restent? Chose qui fait pleurer les étudiants et surtout les filles qui craignent de redevenir les cibles des enseignants véreux.
Un questionnement taraude cependant les cervelles de tous ceux qui aiment et comptent sur cette institution : Est-elle encore la Haute École de Commerce ou la Haute Escroquerie du Congo?

Tout ceci réuni a poussé la coordination estudiantine à protester à travers une correspondance signée par Eric Tshiamala Kamanga, président des étudiants, et adressée au Directeur Général afin que ces pratiques cessent et que le surplus desdits frais qu’il juge illégal au regard de l’instruction 026, page 85, soit remboursé aux étudiants de L2 LMD qui les ont déjà payés. La Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire a, dans la même perspective, été saisie via une correspondance venue des étudiants de cette institution, fustigeant les pratiques ci-haut décriées.

Cet éveil de conscience de la part des étudiants a malheureusement déplu au Directeur Général ainsi qu’à certains membres de son Comité de gestion lui ayant fait allégeance jusqu’à faire tabasser les étudiants par le truchement des agents des services de renseignements. Une vraie chasse à la sorcière qui a mis les jeunes gens en débandade totale.

Comme si cela ne suffisait pas, outre la guerre déclarée entre formateurs et formés, il y a le climat d’animosité et d’inimitié complète qui règne entre les membres du Comité de Gestion. C’est ce qui justifie la convocation séparée de chaque membre du Comité de gestion par la Ministre de l’ESU. Des faits palpables prouvent à suffisance que ce Comité est très divisé et ne sert nullement les intérêts de l’ex-ISC qui avait déjà retrouvé ses lettres de noblesse . Les prérogatives de chacun des membres ne sont plus de mise. Par exemple, entre le Secrétaire Général Académique et le Directeur Général, personne ne veut rien savoir de l’autre, selon des sources crédibles. L’administrateur du budget devenu une simple étiquette, c’est le Secrétaire Administratif qui, de facto, jouerait ce rôle-clé. Jusqu’où ira-t-on avec ce climat délétère au sein de la plus grande institution du pays en charge de la formation des gestionnaires ? Faudra-t-il qu’il y ait mort d’hommes pour qu’on y change les choses? Pour l’instant, la dernière convocation du DG et son Secrétaire Administratif par les services de la Ministre de tutelle paraît un remède insuffisant pour rentrer les choses dans leur déroulement normal.

Voilà pourquoi il est impérieux et urgent que la Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire prennent des mesures fortes, ce qui rentre dans ses prérogatives les plus fondamentales, afin que cette hémorragie soit définitivement jugulée avant que le pire ne puisse s’inviter à l’ex-ISC. Car, mieux vaut prévenir que guérir, stipule une maxime séculaire.

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