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Delly Sesanga critique sévèrement le Président Tshisekedi et l’incite à démissionner, »On ne peut pas écarter les possibilités qui figurent dans la Constitution. La démission du Président est une possibilité légale »

Delly Sesanga critique sévèrement le Président Tshisekedi et l’incite à démissionner, »On ne peut pas écarter les possibilités qui figurent dans la Constitution. La démission du Président est une possibilité légale »

L’opposant congolais Delly Sesanga, qui a décliné l’invitation à participer aux consultations nationales organisées par le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, exprime une vive désapprobation à l’égard du président Félix Tshisekedi et l’exhorte à envisager sa démission.

Pour Sesanga, cette démission est une option légale inscrite dans la Constitution. Il déclare : « On ne peut pas écarter les possibilités qui figurent dans la Constitution. La démission du Président est une possibilité légale. En affirmant que s’il ne trouve pas de solutions pour l’est du pays, son mandat n’aura servi à rien, il remet en question sa propre responsabilité. Aujourd’hui, malgré plusieurs initiatives prises pour rétablir la paix et la sécurité dans cette région, nous faisons face à une impasse, se traduisant par une débâcle militaire, une confusion diplomatique préjudiciable et une perte d’unité nationale. »

Delly Sesanga rappelle que Félix Tshisekedi avait lui-même défini des objectifs pour évaluer la réussite de son mandat. Il ne voit pas d’inconvénient à ce que le président démissionne, étant donné les nombreux échecs dans la gestion de la crise sécuritaire à l’est de la RDC.

« Le cadre général de la défense, de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire a été compromis par les actions imprudentes de M. Tshisekedi. S’il est responsable, il devrait tirer les conséquences de ses échecs et démissionner. La démission ne doit pas être considérée comme un tabou ; c’est un devoir constitutionnel pour mettre fin au mandat d’un président qui a failli, surtout qu’il a lui-même établi des critères pour juger de la validité et de la qualité de son propre mandat. »

Du côté de la mouvance présidentielle, cependant, la question de la démission n’est pas à l’ordre du jour. Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a déclaré lors d’une intervention le 18 février 2025 que le président ne quittera jamais le pouvoir.

Depuis la prise de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, par la rébellion du M23 soutenue par l’armée rwandaise, les appels au dialogue national se multiplient, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pour tenter de résoudre la crise sécuritaire. L’Église catholique et l’Église protestante ont initié des consultations sociopolitiques en vue de favoriser un dialogue. Toutefois, cette initiative est rejetée par le parti présidentiel, l’UDPS, qui affirme que « l’Église n’a pas vocation à prendre des initiatives politiques » et préfère s’en tenir aux processus régionaux de Luanda et Nairobi, malgré le soutien de la classe socio-politique congolaise à l’initiative de la CENCO et de l’ECC.

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