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État de siège en Ituri :  » La nuit du dimanche 9 au lundi 10 février, 83 personnes ont été tuées en Djugu », alerte Wathum Uzunga, député provincial

État de siège en Ituri :  » La nuit du dimanche 9 au lundi 10 février, 83 personnes ont été tuées en Djugu », alerte Wathum Uzunga, député provincial

La nuit du dimanche 9 et du lundi 10 février dernier était une longue nuit où des hommes armés ont attaqué le site des déplacés de Djaiba, en chefferie de Bahema Bajere, territoire de Djugu. Le bilan provisoire fait état de 83 personnes mortes et de nombreux blessés. Certains ont été évacués vers Bunia par des hélicoptères de la MONUSCO.

Face à cette tragédie, Wathum Uzunga, député provincial du territoire de Djugu, dénonce une insécurité persistante. « Nous ne pouvons plus nous contenter de discours. » L’État doit protéger la population et mettre fin à l’impunité des groupes armés », insiste-t-il. Il appelle les autorités à renforcer la présence militaire dans les zones à risque et à mener des actions concrètes pour empêcher de nouveaux massacres.

De son côté, le Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri s’inquiète de l’implication de certains jeunes dans ces violences. « Nous devons refuser d’être les instruments de notre propre malheur », peut-on lire dans un communiqué. Il appelle à une sensibilisation accrue et à un dialogue intercommunautaire pour apaiser les tensions et prévenir d’autres drames.

Pour rétablir la paix, l’honorable Wathum Uzunga plaide pour une justice implacable contre les auteurs de ces atrocités et un désarmement accéléré des groupes armés. Le Conseil provincial de la jeunesse, lui, insiste sur l’urgence d’une aide humanitaire aux victimes et la nécessité d’un dialogue sincère entre communautés.

Alors que l’angoisse gagne la population, Wathum Uzunga, député provincial, réclame une intervention forte de l’État pour assurer la sécurité des civils et de leurs biens. Le Conseil provincial de la jeunesse, lui, met en avant l’éducation et la sensibilisation des jeunes. Malgré ces différences, tous s’accordent sur un point : l’heure est aux actions concrètes, pas aux promesses de la part de l’État congolais.

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