RDC : à la rentrée parlementaire, Sama Lukonde évoque l’insécurité et les difficultés économiques
À l’occasion de la rentrée parlementaire de ce lundi 16 mars, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a dressé un tableau préoccupant de la situation sécuritaire et socio-économique de la République démocratique du Congo, appelant à la fermeté face aux agresseurs et à des réponses durables aux difficultés sociales.

Dans son discours d’ouverture de la session, il a insisté sur la nécessité de consolider les acquis des accords de paix, tout en reconnaissant le décalage entre ces engagements et la réalité du terrain.
« Consolider les acquis des accords est un devoir, mais il faut rester lucide face au décalage avec la réalité du terrain, où les combats persistent. C’est pourquoi il convient de maintenir la fermeté contre les agresseurs », a-t-il déclaré.

Selon lui, face aux agressions et aux tentatives de déstabilisation dont le pays est victime, le dialogue doit demeurer un instrument essentiel pour consolider la paix, renforcer l’autorité de l’État et préserver la solidité des institutions.
Le président du Sénat a également attiré l’attention sur la recrudescence de l’insécurité urbaine dans certaines grandes villes ainsi que sur l’insécurité observée dans la partie Ouest du pays. Une situation qui, selon lui, ne doit pas laisser les autorités indifférentes.
Sur le plan socio-économique, Sama Lukonde a reconnu que la situation reste préoccupante. Il a notamment évoqué le chômage des jeunes, l’érosion du pouvoir d’achat, les retards dans la paie des fonctionnaires et l’accès limité aux services sociaux de base. Ces réalités, a-t-il souligné, exigent des réponses structurelles, durables et inclusives.
Rappelons que les impératifs sécuritaires, dont la légitimité ne peut être remise en cause, exercent une pression importante sur les équilibres budgétaires du pays.
Le Sénat a ainsi insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des ressources publiques afin de maintenir un équilibre entre les dépenses sécuritaires et les investissements à fort impact social et économique, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de l’énergie et des infrastructures.

Enfin, le président du Sénat a évoqué la question de la mobilité urbaine, soulignant que les embouteillages dans des villes comme Kinshasa, Lubumbashi et Matadi demeurent un véritable casse-tête qui nécessite des solutions durables.
Dans ce cadre, la Chambre haute entend renforcer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale afin de veiller à l’exécution rigoureuse, transparente et efficace des crédits alloués à ce secteur vital.
Felicien Dingishi
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