POLITIQUE DANS LE BAS-UELE : IBRAHIM LINGO FUSTIGE LE NON-RESPECT DES PRINCIPES DE DÉCENTRALISATION ET LE RETARD DE DÉVELOPPEMENT
Le député national honoraire Ibrahim Lingo a dénoncé ,à travers une lettre constructive citoyenne, l’impraticabilité des règles relatives à la décentralisation du pouvoir dans la province du Bas-Uélé. Cet élu de la troisième législature a constaté que ces principes constitutionnels et légaux peignent à produire des résultats visibles malgré les potentialités considérables de la province du Bas-Uélé.
A travers cette lettre de caractère patriotique, Ibrahim Lingo a rappelé la constitutionnalité et la légalité des principes de décentralisation du pouvoir pour ressortir leur importance dans le développement de la province du Bas-Uélé. << Conformément à la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, notamment en ses articles 3 et 195 à 206, la décentralisation constitue un principe fondamental de gouvernance visant à rapprocher l’administration des administrés et à garantir le développement harmonieux des provinces. La Loi n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces précise que les provinces jouissent de la libre administration et de l’autonomie de gestion de leurs ressources économiques, humaines, financières et techniques. De même, la Loi n°08/016 du 07 octobre 2008 encadre l’organisation et le fonctionnement des Entités Territoriales Décentralisées afin d’assurer un développement local effectif.>> Peut-on lire dans sa lettre constructive citoyenne.

Comme un patriote, au regard du non-respect des principes de décentralisation du pouvoir qu’il dénonce, cet ancien élu du territoire de Bondo dans la province du Bas-Uélé, a défini les réels problèmes auxquels fait face la population de cette province nordique de la RDC. << L’insuffisance des infrastructures de base; la dégradation des routes et des services publics; le manque d’opportunités pour la jeunesse; et la faible transparence dans la gestion des ressources provinciales.>> A-t-il écrit.

Les députés provinciaux doivent contrôler
L’elu honoraire rappelle que les députés provinciaux ont une mission constitutionnelle qui inclut le pouvoir de légiférer et de contrôler l’action du gouvernement provincial dans le cadre de la décentralisation du pouvoir. << Députés Provinciaux, votre mission constitutionnelle comprend le pouvoir de légiférer et surtout de contrôler l’action du Gouvernement provincial. La décentralisation n’est pas un simple principe théorique ; elle impose des responsabilités claires en matière de gestion efficace, de redevabilité et de développement.>>a-t-il rédigé.
Dans sa rédaction, Ibrahim Lingo, a précisé que sa lettre constitue une dénonciation constructive et citoyenne et vise à rappeler que la libre administration provinciale doit se traduire par des actions concrètes au bénéfice direct de la population. Ceci, avant de présenter sa requête qui tourne du respect des principes de décentralisation du pouvoir au Bas-Uélé. << Un contrôle parlementaire renforcé sur l’exécution budgétaire; la publication transparente des recettes et dépenses provinciales; l’élaboration d’un plan provincial de développement conforme aux priorités locales; la lutte effective contre toute forme de mauvaise gouvernance; et la promotion des investissements créateurs d’emplois.>>. A-t-il sollicité en précisant que la décentralisation ne doit pas être une simple disposition juridique, mais un véritable moteur de développement et de justice sociale.

Il sied de signaler qu’Ibrahim Lingo est un député national honoraire de la troisième législature, troisième République, de 2018 à 2023, élu de la circonscription électorale du territoire de Bondo dans la province du Bas-Uélé.
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